La nouvelle garde du private equity
L'année 2025 ne s’annonce ni faste ni funeste pour le royaume du capital-investissement. Plutôt une année de mue. Entre turbulences géopolitiques, incertitudes réglementaires et durcissement prolongé des conditions de financement, les professionnels évoluent dans un climat où l’instinct d’aller à contre courant compte autant que la prudences des modèles établis.
Une chose est sûre : le secteur n’a plus rien de juvénile. Il entre dans l’âge adulte, porté par une jeune génération qui, paradoxalement, l’a vu naître. Cette nouvelle garde, à qui nous consacrons ce dossier, n’est pas née d’hier. Stagiaires il y a une décennie, jeunes analystes lorsque les premiers fonds VC français se structuraient, ces investisseurs ont grandi avec le marché. Ils en connaissent les codes, les cycles, les désillusions. Certains ont vécu la ruée vers les scale-ups, d'autres ont accompagné la structuration du LBO mid-cap ou les premiers pas de l’infrastructure verte.
Aujourd’hui partners ils incarnent une relève sereine, affûtée, consciente des défis qui s’annoncent. Loin des paillettes de la croissance à tout prix, nos jeunes associés ont le flair affûté, les nerfs solides et le goût du réel. Ils ne courent pas après les licornes, ils les élèvent. Ce dossier leur donne la parole. On y parle de leurs convictions, leurs intuitions, et de levées de fonds dans un monde où le capital n’est plus roi, mais questionné. De relations avec les entrepreneurs qui, plus que jamais, se fondent sur la proximité et la confiance. L’histoire du capital-investissement continue… et elle a encore de belle pages à écrire.
- Paul Bazin, Daphni : "J’ai le privilège d’être au contact d’entrepreneurs passionnés"
- Camille Claverie, Montefiore Investment : "Nous pouvons promouvoir un modèle alliant finance et durabilité"
- Paul Cordahi, Weinberg Capital Partners :"Le facteur humain est décisif dans la réussite d’un investissement"
- Mélissa Cohen, Eurazeo : "Nous avons levé un fonds de 700 millions d'euros, de 40% supérieur à notre objectif"
- Florian Denis, Elaia : "Le VC, c’est bien plus que choisir des start-up"
- Alexandra Dupont, Raise : "C'est dans les moments difficiles qu’il faut prouver notre valeur aux dirigeants"
- Géraldine Lanthier, MBO+ : "Chaque société de gestion a sa propre définition des relations investisseurs"
- Louis de Montille, MML Capital Partners : "Diriger une entreprise, c’est bien plus que des slides et des tableaux Excel"
- Paul Moriou, Serena : "Je n’ai jamais considéré mon employeur comme tel mais comme un partenaire de mon aventure entrepreneuriale"
- Célia Nataf, Ardabelle : "Pour être un bon investisseur, l’aspect humain est essentiel"
- David Quatrepoint, Activa : "Le rôle de l’investisseur ne se résume plus à l’apport de capitaux"


