Ce dossier spécial, réalisé par la rédaction de Décideurs Corporate Finance en partenariat avec Ascagne AJ, dresse un bilan de l'utilisation des classes de parties affectées. Administrateurs judiciaires, créanciers, juges et universitaires : ils témoignent d'une révolution dans le droit des entreprises en difficulté. 

Les classes de parties affectées (CPA) ont profondément reconfiguré le paysage du droit des entreprises en difficulté. Un mécanisme pensé pour harmoniser les droits nationaux de la faillite et rééquilibrer des rapports de force qui, en quelques années d'existence, a déjà mis à l'épreuve l'ensemble des acteurs de la restructuration. Les restructurations d'Orpéa, d'Atos ou de Casino ont démontré la capacité du mécanisme à débloquer des situations que les anciens comités de créanciers n'auraient pas permis de résoudre. Mais la pratique révèle aussi des angles morts : un équilibre entre créanciers et débiteurs encore parfois introuvable, des dérogations accordées aux PME qui interrogent, et des situations qui placent le dispositif face à des vides juridiques que personne n'avait anticipés. Pour naviguer dans cette complexité, administrateurs judiciaires, juges, créanciers institutionnels et universitaires spécialistes du droit des entreprises en difficulté témoignent ici d'une révolution en cours — inachevée, perfectible, mais indéniable. Ce dossier spécial, réalisé par la rédaction de Décideurs Corporate Finance en partenariat avec Ascagne AJ, en dresse un bilan inédit. 

 

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