La spécialiste bordelaise des systèmes de retrait de colis, Ouidrop, boucle une levée de fonds de 7 millions d'euros. La start-up se fixe pour objectif d'industrialiser sa production et d'accélérer le déploiement de ses " droppers ", entamant ainsi un nouveau chapitre de son développement auprès de nouveaux investisseurs.
Ouidrop lève 7 millions d'euros pour accélérer le drive autonome
Le tour de table réunit plusieurs investisseurs, chacun spécialiste dans son domaine. Tout d'abord Xplore by Épopée gestion, une plateforme d'investissement dédiée à l'innovation en région, ainsi que Swen capital partners, spécialiste de l'investissement responsable. Figurent également GSO Innovation, un acteur majeur du financement des start-up dans le Grand Sud-Ouest, aux côtés du Crédit Agricole, banque française de dimension internationale. Enfin, un investisseur historique, Spring Invest, fonds spécialisé dans le commerce et l’e-commerce, réinvestit après une première entrée au capital en 2023.
"Notre ambition est claire : faire du " dropper " un nouveau standard du parcours de courses du consommateur".
"Cette levée de fonds marque un tournant dans la trajectoire de Ouidrop. Notre ambition est claire : faire du " dropper " un nouveau standard du parcours de courses du consommateur ", souligne Thibault Soulier, fondateur de l'entreprise Ouidrop.
Fondée en 2017 à Bordeaux, l’entreprise développe des solutions de retrait autonome capables de stocker, sur une surface réduite, des produits secs, frais et surgelés. L’un de ses principaux atouts réside dans sa disponibilité 24h/24 et 7J/7, ainsi que dans sa nouvelle technologie de " dropper ", un système robotisé de tri alimentaire. Celui-ci permet aux enseignes de proposer un service plus flexible tout en optimisant leurs coûts opérationnels. À titre d'exemple, plusieurs surfaces de grande distribution utilisent cette nouvelle technologie, notamment E.Leclerc, Intermarché et Coopérative U.
Les fonds levés soutiendront l’industrialisation de la production. De plus, pour répondre à cette montée en puissance, l'entreprise s'installe sur un nouveau site à Bruges, près de Bordeaux, avec une capacité pouvant atteindre 20 unités par mois. À ce jour, la société compte 15 installations et prévoit de déployer 40 droppers d’ici fin 2026, avant d’atteindre un rythme de 200 unités par an à l’horizon 2030. Une stratégie qui devrait lui permettre de devenir une référence au sein du marché, en pleine croissance, du drive alimentaire.
Salma Trafi


