Le fonds suédois EQT signe une opération stratégique à 3,2 milliards de dollars en rachetant le britannique Coller Capital et fait son entrée sur un marché de l'investissement secondaire en forte croissance.
EQT entre sur le marché secondaire avec l’acquisition de Coller Capital
Le montant record de la transaction s’élève à 3,2 milliards de dollars. Pour l’acquisition de Coller Capital, le fonds suédois a vu grand en mettant la main sur l’un des principaux acteurs mondiaux du marché secondaire privé, fort de 50 milliards de dollars d’actifs sous gestion. L’opération marque l’entrée d’EQT dans le segment des secondaries, un compartiment du capital-investissement en forte croissance, qui a frôlé les 166 milliards de dollars de transactions en 2025 et devrait plus que doubler d’ici 2030.
La transaction sera financée par l’émission de nouvelles actions par EQT, assortie d’un complément de prix pouvant atteindre 500 millions de dollars, en fonction de la performance future de Coller Capital.
La cible changera de nom pour devenir Coller EQT. Sur le plan de la gouvernance, Jeremy Coller et l’équipe dirigeante actuelle de Coller Capital continueront à piloter l’activité. Le spécialiste du marché secondaire rejoindra également le comité exécutif d’EQT, rendant compte directement à Per Franzén, CEO et Managing Partner d’EQT. Ce dernier déclare : "Entrer sur le marché secondaire avec Coller représente une étape importante et s’inscrit dans la continuité du développement stratégique d’EQT. Les investissements secondaires sont devenus un outil essentiel pour améliorer la liquidité, gérer des portefeuilles en construction et soutenir des actifs de qualité sur le long terme. Ensemble, j’ai la conviction que nous pourrons doubler la taille de Coller en moins de quatre ans."
L’opération reste soumise aux approbations réglementaires et le closing est attendu au troisième trimestre 2026. D’ici là, EQT prépare l’intégration de cette nouvelle plateforme secondary, appelée à jouer un rôle clé dans la structuration du marché européen, dans un contexte où les investisseurs institutionnels recherchent toujours plus de flexibilité, de rotation de portefeuilles et d’optimisation du capital engagé.
C.T.