Fin 2025 Endrix a ouvert son capital à IK Partners. Une opération née d’une rencontre entre David Humbert, président d’Endrix et Arnaud Bosc, partner chez IK Partners. Elle a été menée sans intermédiaire bancaire ce qui marque une nouvelle étape dans le développement du groupe Endrix.

Décideur Corporate Finance. L’entrée d’IK Partners au capital d’Endrix n’était pas attendue. Comment le projet a-t-il pris forme ?

David Humbert. Effectivement, l’opération n’était pas anticipée. Endrix avait déjà mené plusieurs acquisitions ces dernières années mais n’était pas dans une démarche active de recherche d’investisseur. La rencontre avec IK Partners s’est faite de manière assez spontanée. Les échanges ont rapidement montré un alignement sur la vision stratégique, le rythme de développement et la manière de construire une trajectoire de croissance dans la durée.

 

Qu’est ce qui a convaincu Endrix de s’associer à IK Partners ?

Arnaud Bosc. Au-delà de l’apport financier, IK Partners offre une expertise reconnue des métiers du chiffre en Europe. Le fonds maîtrise les enjeux de structuration et de consolidation propres à ces activités et accompagne depuis de nombreuses années des plateformes tout au long de leurs phases de structuration et de croissance.

"Endrix vise un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros à horizon 2030".

D. H. Surtout, le projet repose sur une vision partagée : accompagner le changement d’échelle d’Endrix sans remettre en cause son ADN ni son organisation. L’objectif est d’embarquer l’ensemble des associés et des équipes dans cette nouvelle phase, où Endrix vise un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros à horizon 2030.

 

L’opération a été réalisée sans conseil banquier. Pourquoi ce choix ?

A. B. Les discussions se sont nouées directement entre nous. Comme l’expliquait David Humbert, le projet s’est construit de manière assez naturelle, dans un véritable esprit entrepreneurial. Des expertises ont bien sûr été mobilisées sur les aspects techniques, notamment à travers une due diligence financière menée par PwC. Mais il n’y a eu aucun banquier au cœur du processus. Nous avons conclu un deal " à l’ancienne ".

"Le marché des métiers du chiffre et du conseil évolue très vite, et il est important de se positionner au bon moment dès la première vague".

 

Quelles sont aujourd’hui les priorités après l’entrée d’IK Partners au capital ?

D. H. Le timing a été déterminant. Le marché des métiers du chiffre et du conseil évolue très vite, et il est important de se positionner au bon moment dès la première vague. Ces derniers mois, nous avons accéléré notre développement avec plusieurs acquisitions. L’enjeu est désormais de les intégrer efficacement, de poursuivre la transformation technologique et de structurer l’organisation pour soutenir la croissance.

A. B. IK Partners s’est inscrit dans cette logique avec une participation minoritaire, inférieure à 30 %, et la mise en place d’une dette unitranche. Pour nous, l’idée est de nous appuyer sur une plateforme française solide afin de poursuivre un mouvement de croissance externe déjà engagé dans d’autres pays européens, notamment en Suède, en Finlande, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas. Ensemble, l’objectif est clair : accompagner Endrix dans cette nouvelle étape de développement, en France comme en Europe.

 

Propos recueillis par Alexis Valero et Salma Trafi